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Almanach
Mois de décembre
Hellébore
noir
Les fleurs du mal
Son nom et sa beauté vénéneuse évoquent les grimoires et les secrets des
sorcières...
Hôte des forêts de feuillus, l'hellébore noir - également appelé "rose de
Noël" - est une renonculacée au beau feuillage franc qui fleurit en plein
hiver.
Pourvue de rhizomes noirâtres - dont elle tire son nom - cette élégante
vivace développe une délicate floraison blanche qui vire au rose avec le
temps. La grâce de ces fleurs contraste avec leur sinistre réputation. Comme
tous les hellébores, il contient des alcaloïdes puissants, qui ont un effet
toxique sur le coeur et le système nerveux.
Cultivé depuis l'Antiquité pour ses vertus analgésiques et cardiotoniques,
ses racines étaient utilisées à dose infinitésimale pour soigner
l'épilepsie, la migraine et... la folie. |
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Fruits
des haies A déguster glacé...
Un p'tit coup de gel et c'est bon ! Riches en vitamines C, certains petits
fruits des haies comme les cornouilles, les sorbes, les cynorrhodons ou les
prunelles, ont besoin d'un bon coup de froid pour devenir mangeables. Les
amateurs de compotes et de confitures devront s'armer de patience en ces
temps de réchauffement climatique. Car il faut attendre les premières gelées
avant de partir à la cueillette : le froid a pour effet de ramollir les
chairs et de rendre les fruits comestibles. |
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Le Tétras lyreDu calme
Emblématique des grandes clairières, landes et tourbières, le Tétras lyre
voit ses effectifs diminuer depuis des années. Il lui faut un couvert au sol
pour gîter, nicher, s'alimenter, des arbres pour percher et guetter et des
surfaces dégagées où circuler en paradant. Il est très important que le
couvert végétal soit constitué d’arbustes de la famille des Ericacées
(airelle, myrtille, canneberge, bruyères, callune...). L'habitat du petit
coq de bruyère est donc mixte par définition et a de ce fait un caractère
transitoire, ce qui pose des problèmes de gestion en réserve naturelle. En
Belgique, la population campinoise naguère plus importante que la population
fagnarde a disparu. Au Sud du Sillon Sambre-et-Meuse, les tétras lyres ont
abandonné récemment le massif de la Croix Scaille (du moins, côté belge) et
le camp militaire de Lagland en Lorraine tandis que les reproductions ne
sont plus que sporadiques sur le plateau des Tailles et la fagne de
Malchamps. Le meilleur espoir de maintien du petit coq de bruyère est donc
son sanctuaire de la Réserve naturelle des Hautes-Fagnes... Il a besoin de
calme et de tranquillité et la surfréquentation humaine est sans aucun doute
une des causes de son déclin. |
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Garde-manger
Aux bouleaux
En ces temps de froidures et de famine, les bouleaux se parent de chatons
mâles qui pendent aux extrémités de leurs branches afin de mieux disperser
le pollen à la belle saison.
Ces fins colifichets à la peau de léopard sont une véritable aubaine
alimentaire pour les hivernants.
Le Tarin des aulnes et le Sizerin flammé ne s'y trompent guère, ils viennent
picorer avec appétit cette friandise hivernale. C'est si rare, en ce moment,
les bonnes choses. |
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Noël
Bûche miraculeuse
A l'origine, la bûche de Noël n'avait rien d'un délicieux gâteau roulé que
l'on connaît de nos jours.
C'était une vraie bûche de bois, qui devait brûler dans la cheminée de la
pièce à vivre du 24 décembre jusqu'au nouvel an. Cette tradition donnait
lieu à toutes sortes de pratiques et superstitions.
On devait notamment arroser la bûche d'huile, de sel et de vin cuit en
récitant des prières. Si le feu crépitait et faisait beaucoup d'étincelles,
on s'attendait à ce que la récolte soit bonne. Les cendres de cette bûche
avaient - disait-on - le pouvoir de protéger la maison contre la foudre et
les maléfices. |
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Neige
Ôtez donc ce blanc manteau
Léger comme un flocon, dit-on... Mais quand les flocons s'accumulent, ils
font dangereusement ployer les branches des arbres, notamment celles des
jeunes sujets.
Quand les chutes de neige sont vraiment abondantes, il n'est pas rare de
voir des branches céder sous le poids d'un épais manteau blanc. Pour éviter
ces blessures, qui constituent des entrées idéales pour les attaques
d'insectes et de maladies, pensez à secouer doucement les branches les plus
chargées afin de les débarrasser de leur pesant fardeau.
Il ne neige plus beaucoup dans nos régions mais on ne sait jamais...
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Bec-croisé
des sapins
Savants calculs
Le bec-croisé des sapins est du genre opportuniste : il adapte sa
reproduction aux ressources locales de nourriture. Friand de pignes, de
cônes de mélèze, d'aulne ou de bouleau, l'oiseau s'assure que la
reproduction sera bonne avant de nicher. Et qu'importe si c'est en plein
hiver !
Une fois leurs arrières alimentaires assurés, les couples se rassemblent en
groupes peu denses pour nicher, et chacun se lance dans les travaux de
construction. Ou plutôt chacune : c'est en effet madame qui construit le
nid. Un nid solide de belle taille, caché en haut d'un grand conifère, bien
à l'abri des regards. Constitué de brindilles, d'herbes et de bouts
d'écorces, il est tapissé de mousse, de plumes, de poils et de lichens
douillets. Madame s'installe ensuite et incube tranquillement ses oeufs, se
laissant nourrir par son cher et tendre. |
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Le
nourrissage des oiseaux
Ils comptent sur vous
Quelques mots encore pour vous rappeler de nourrir les oiseaux du jardin,
l'hiver est là et leurs réserves de graines sauvages s'épuisent, vous
pourrez ainsi les observer de vos fenêtres, c'est un spectacle dont on ne se
fatigue jamais. Attention si vous commencez à les nourrir, il faudra le
faire jusqu'au printemps.Pour plus de
renseignements allez à la rubrique Nourrissage :
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