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Mentionnée dans les
textes médicaux égyptiens dès le IXème siècle et vite réputée comme un des
meilleurs remèdes dont disposait la pharmacopée contre les troubles
d'origine nerveuse, la Valériane officinale a toujours été très utilisée
en médecine humaine et vétérinaire. Son nom dérive sans doute du latin
valere, "se bien porter". Par bonheur, elle est très répandue à l'état
sauvage, et sa culture est facile. On utilise sa racine âgée de trois ans.
l'été, la plante dresse ses hautes tiges à grandes grandes feuilles
opposées, pennées. Ses fleurs, roses, blanches ou tirant sur le rouge sont
en corymbes. Son odeur, forte et spéciale, est bien connue pour attirer
les chats qui viennent se rouler sur elle, elles attirent aussi une
myriade d'insectes volants.
Il existe, dans les plaines humides et les montagnes d'Europe, d'Asie et
d'Amérique, environ cent cinquante espèces de Valérianes. Quelques-unes
sont médicinales, ou très décoratives. La petite valériane des marais
possède, quoique en moins prononcées, toutes les qualités (et l'odeur!) de
sa parente élevée. Quant à la "Valériane" des jardins, qui orne les trous
de nos vieux murs, ne la cherchez pas parmi les Valérianes : elle
appartient à un genre voisin et se nomme Centrathus ruber. |