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Dolmen
de Wéris |
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Ce n'est qu'en 1879 que le dolmen de Wéris attire l'attention des scientifiques, à l'occasion de la parution de l'article "Les antiquités du village de Wéris", par le major Auguste Daufresne de la Chevalerie, qui croit avoir affaire à la tombe d'un chef de tribu GAulois. Suite à un rapport d'Émile Tandel, membre de la commission des monuments, l'État belge achète (pour 1.200 francs!) en 1882 le monument et le terrain où il se situe. En 1885-1886, le dolmen fait l'objet d'une première restauration et est entouré d'une grille protectrice. Des fouilles y sont menées en 1888 par A. Charneux, commissaire voyer à Barvaux, et en 1906 par A. de Loë et E. Rahir. Beaucoup d'informations archéologiques ont été perdues suite à ces interventions menées sans le rigueur scientifique d'aujourd'hui. Classé depuis 1974, inscrit en 1993 sur la liste des sites archéologiques de caractère exceptionnel de Wallonie, le dolmen de Wéris a été cédé en 2000 à la Région Wallonne. De 1979 à 2000, plusieurs campagnes de fouilles ont permis une meilleure compréhension du monument et de ses alentours. Orienté au Nord-Nord-Est, le dolmen d est composé d'une chambre sépulcrale rectangulaire (6m x 1,70m x 1,50m) précédée d'un vestibule court à ciel ouvert. La chambre est refermée entre 4 piliers sur lesquels sont posées 2 dalles de couverture. La dalle de chevet n'existe plus. Quant à l'important bloc de poudingue 1,90m x 1,60m x 0,80m, on ignore sa fonction. Certains auteurs suggèrent une interprétation symbolique à sa mise en place. Cette pierre serait alors la tête d'une femme dont le corps serait dessiné par la chambre funéraire, la vulve par la dalle-hublot et les jambes par le piliers que vous voyez à droite sur la photo. Le défunt retournerait alors dans les entrailles de la "Terre-Mère", chère aux populations préhistoriques. Les fouilles pratiquées dans les environs immédiats du dolmen de Wéris ont livrés quelques objets attribués au Néolitique (silex taillés, pointes de flèches pédonculées, un grattoir, un percuteur en grès), à l'age des métaux et à l'époque gallo-romaine. Les ossements humains découverts prouvent que ce monument a servi de tombe. Des fragments de vases de la Culture des Gobelets Campaniformes (Age du Cuivre) témoignent de la réutilisation par une population de l'Age des Métaux, de sépultures construites par des ancêtres. A l'age des Métaux, si la pratique funéraire collective n'est pas abandonnée, les défunts sont moins nombreux et accompagnés de quelque viatiques. |
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