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La carrière et la pierre poudigue
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Le terme poudingue est une francisation de l'anglais « pudding-stone » en référence au pudding, ce gâteau anglais dont les grains de raisin évoquent les galets dont la pierre poudingue est composée. Le poudingue est en effet un « béton naturel » composé de galets roulés de grès, de quartzite et de silex enrobés dans un liant de grès fin et dur. Sa formation remonte à environ 390 millions d’années lorsqu’on trouvait là un littoral marin de sable et de galets.
Cette roche affleure en bancs naturels sur la crête qui domine le plateau de Wéris à l’est. Des éléments désagrégés de ces bancs ont glissé par solifluxion sur le versant fournissant aux préhistoriques des blocs pratiquement prêts à l’emploi, mais qu’ils durent cependant déplacer sur plusieurs centaines de mètres vers le lieu d’érection des monuments, en les tirant à l’aide de cordages et les faisant rouler sur des troncs d’arbres disposés transversalement sur d’autres troncs faisant office de rails. Les vieux murs du village (comme ceux de l’église romane du 11ème siècles) indiquent que le poudingue fut utilisé, avec le calcaire condruzien et le grès ardennais, comme matériau de construction bien après le néolithique. Le poudingue de Wéris fut même exploité de façon industriel de 1866 jusqu’à la guerre 1914-1918. les grosses pierres extraites sur la colline et ses versants étaient taillées et chargées sur des chariots spéciaux, tirés par dix ou quatorze chevaux, qui les amenaient à la gare de Barvaux. De là, le train les descendait vers Liège, où elles étaient utilisées principalement pour la construction des soles des hauts-fourneaux et des fours. Des pierres prirent aussi la direction de la Lorraine. |
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