La pierre Haina
Menhir blanc ou pierre de "bossu curé"
Visible de loin, la pierre Haina apparaît à l'est du dolmen nord. Cette aiguille de poudingue accrochée à son banc est positionnée de telle sorte que les Néolithiques aient pu l'utiliser comme point de repère pour organiser leur champ mégalithique. Son blanchiment est mentionné pour la 1ère fois en 1890, ce qui lui vaut son appellation de menhir blanc.
Une légende rapporte que cet éperon rocheux boucherait un trou descendant aux enfers, là où réside le diable. Celui-ci la soulève certaines nuits pour sortir et descendre au village où il se livre à des méfaits. Fatigué, il remonte jusqu'au lit du diable, où il se repose avant de regagner, par la pierre Haina, les entrailles de la terre. De cette légende naquit la tradition, chez les villageois, de blanchir la pierre annuellement, à l'équinoxe d'automne. Une fois blanchie, le diable n'osa plus s'en approcher, le blanc étant couleur de pureté. De nos jours, le blanchiment de la pierre Haina est l'oeuvre d'un petit groupe de fervents wérisiens qui montent là-haut aux alentours du 21 septembre, au coucher du soleil. C'est l'occasion pour eux de se rassembler, de faire la fête et de perpétuer une tradition ancestrale.
Une seconde légende, celle du "bossu curé", évoque la punition d'un curé, portant sur son dos un lourd fardeau, qui fut transformé en statue de pierre par Dieu qui n'avait pas apprécié ses insultes.