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QUELQUES AUTRES PLANTES BIEN ADAPTEES AUX TOURBIERES
Nous avons déjà
vu quelques espèces caractéristiques des tourbières telles que les
sphaignes, les linaigrettes et la narthécie . D'autres espèces, adaptées à
ce milieu particulier, peuvent s'observer en bordure de tourbières
installées dans des cuvettes de palse et protégées par une balustrade.
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La canneberge (Vaccinium
oxycoccos)

- Tiges filiformes, rampantes ou couchées.
- Feuilles ovales, entières,
longues de 5 à 8 mm, à bords enroulés, vert foncé sur la face
supérieure, blanchâtres sur la face inférieure, persistantes.
- Fleurs rouges ou
roses, longues de 8 mm maximum,
disposées au sommet de longs et fins
pédicelles.
- Baies rouges
tachetées de brun.
Famille : Ericacées.
Floraison :
mai-juillet.
Hauteur : 2-15
cm. |
L'andromède (Andromeda polifolia)

- Tiges dressées à étalées.
- Feuilles alternes, elliptiques-linéaires, longues de 1 à 4
cm, à bords enroulés vers le bas,
grisâtres et brillantes sur la face supérieure, blanchâtres sur
la face inférieure, persistantes.
- Fleurs roses, en grelot, 8 mm de diamètre maximum, en grappes
terminales.
- Capsules érigées grisâtres.
Famille :
Ericacées.
Floraison : mai-juin.
Hauteur: 10-40 cm. |
Le
rossolis à feuilles rondes
(Drosera
rotundifolia).
Feuilles
vertes à limbe arrondi et à long pétiole poilu, disposées en rosette et le
plus souvent appliquées sur des coussins de sphaignes ou sur la tourbe nue.
Hampe florale d'abord enroulée en crosse, ensuite dressée,
2 à 5 fois aussi longue que les feuilles, naissant au centre
de la rosette foliaire; fleurs blanches,
larges de ±5 mm, dis- posées en
forme d'épi au sommet de la hampe.
Famille :
Droseracées.
Floraison : juin-août.
Hauteur : 5-25 cm (hampe florale comprise).
Le
rossolis : plante insectivore !
Les feuilles portent de nombreux
poils rouges (plus d'une centaine par feuille). Ces poils sont terminés par
une glande enrobée d'une
sécrétion très visqueuse et collante. Les petits insectes sont attirés par
cette fausse rosée (du grec droseros =
couvert de rosée, équivalent du latin ros solis = rosée du soleil). Une fois
l'insecte pris au piège, les poils se recourbent vers l'intérieur
pour englober la proie et les glandes libèrent des enzymes qui la digèrent.
Cette adaptation très particulière est liée au fait que la tourbière est un
milieu très pauvre en éléments nutritifs. En capturant
des insectes, le rossolis trouve un complément de nourriture. Il peut vivre
sans absorber d'insectes, mais il est alors moins robuste.
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Deux mousses à ne pas confondre : le polytric dressé et le
polytric commun
D'une manière générale, les
polytrics sont formés d'une partie végétative comprenant tiges
et feuilles. Après reproduction,
on assiste
au développement d'un sporophyte à l'extrémité des tiges. Le
sporophyte est formé d'un long pédicelle portant
une capsule
fermée par un couvercle (ou opercule) et recouverte d'une coiffe
poilue. A maturité, la coiffe se détache
d'abord,
l'opercule ensuite. Les spores contenues dans la capsule sont
libérées et disséminées par le vent lorsque les
conditions climatiques sont
favorables (temps humide). |
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Le polytric dressé (Polytricum strictum
brid)

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Tiges
entourées à la base d'un manchon de filaments
blanchâtres.
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Feuilles non dentées à limbe replié sur la nervure (forte
loupe).
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Pédicelles courts, 3-4 cm de long.
Famille : Polytrichacées.
Hauteur : 5-15 cm.
Habitat : tourbières à sphaignes. |
Le polytric commun (Polytricum commune
Hedw)

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Tiges
non entourées à la base d'un manchon de filaments
blanchâtres.
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Feuilles dentées à limbe ± plan, non replié sur la nervure
(forte loupe !).
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Pédicelles longs de 4-9 cm.
Famille : Polytrichacées.
Hauteur : 10-40 cm.
Habitat : landes humides ou tourbeuses. |
 

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