La myrtille du loup
Vaccinium uliginosum

La Myrtille de loup est un sous arbrisseau de 15 cm à 1 m de haut, à feuillage caduc. Les tiges et les rameaux sont cylindriques et brun grisâtre.
La feuille est simple. Son limbe est souple, entier, sans dents, de forme ovale-arrondie au sommet obtus (de 1 à 2,5 cm de long), avec la face supérieure vert pâle, mate, et la face inferieure glauque.
Les fleurs sont groupées par 4 ou 5 au sommet des rameaux de l'année précédente. Chaque fleur renferme les deux sexes, au sein d'une corolle blanche ou rougeâtre en forme de grelot.
Le fruit est une baie bleu noirâtre pruineuse, d'environ 6 mm de diamètre, à chair blanchâtre.
La Myrtille de loup se distingue de la Myrtille (Vaccinium myrtillus L.) essentiellement par les rameaux, le limbe foliaire et la fleur.

De mai à juillet, les fleurs s'épanouissent sur les rameaux de l'année précédente. Elles sont fécondées par des insectes transporteurs de pollen (hyménoptères, lépidoptères).
Les graines contenues dans les baies germeront au printemps ou à l'été suivant, parfois bien loin de la plante-mère, grâce au transport involontairement assuré par les animaux qui ingèrent les fruits.

La dégustation des baies de la Myrtille de loup est, en général, peu appréciée, car leur chair doucereuse est de qualité bien inferieure à celle des Myrtilles.
Leur consommation en grande quantité pourrait même causer des vertiges et des migraines.
En Sibérie, on les faisait fermenter, après quoi on les distillait pour obtenir de l'alcool. En France, on a utilisé leur jus pour colorer le vin.