Le Gammare
Identification :
longueur 12 à 20 mm.
Un corps verdâtre à rougeâtre par plaques près des pattes, latéralement très aplati, en forme de croissant de lune, recouvert d’anneaux.
Habitat et caractère :
Dans les eaux propres et bien oxygénées on les trouve à toute profondeur en hiver, il fuit la proximité de la surface avec le réchauffement, preuve qu'il ne tolère qu'une température assez basse (12-13°C d'après nos observations). Il rampe couché sur un flan sur le fond dans le gravier, ou sous les pierres, il se remet à la verticale quand il nage. Alors on a l'impression qu'il ne sait pas où il va, il titube dans tous les sens, puis se heurte dans le premier obstacle qu'il prend pour cachette. Dans les herbiers des rivières phréatiques on les compte par milliers. Parfois ils s'accrochent les uns sur les autres, un petit sous un plus grand jusqu'à parfois quatre individus sans qu'ils soient gêné dans leurs déplacements. Ils sont principalement herbivores, mais on les trouve aussi parfois en grand nombre sur des cadavres.
Reproduction :
La femelle est reconnaissable car comme les Isopodes, elle possède une poche ventrale pour l'incubation des œufs. Mais pour y parvenir à la distinguer il faut tout de même une bonne loupe.
Remarque :
La présence de Gammares en grand nombre dénote d'un biotope en bonne santé. Son absence ne signifie pas forcément le contraire : l'eau peut être de bonne qualité, mais trop chaude !
Le Gammare est riche en caroténoïdes, sa consommation exagérée donne à ses prédateurs, notamment les Truites, une chair rose et un goût hors du commun.