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L'hermine
L’hermine possède un corps cylindrique, allongé et bas sur pattes. Elle présente un pelage brun-roux sur le dos et les flancs, contrastant avec le blanc, plus jaunâtre au printemps qu’en été, couvrant son menton, son cou, son ventre et l’intérieur de ses membres. La ligne de démarcation entre ces deux teintes est bien nette et, contrairement à la belette, avec laquelle l’hermine est souvent confondue, tout à fait rectiligne. La tête de l’hermine ne porte pas de tache au niveau de la mâchoire inférieure. Sa queue est relativement longue (entre 85 et 100 mm) et son extrémité, en toupet, de couleur noire, y compris pendant la saison hivernale. Par ailleurs, durant cette période, l’ensemble du pelage de l’animal se colore en blanc, ce qui permet également de les distinguer.
Sa taille, supérieure à celle de la belette, est
comprise entre 190 et 350 mm, queue comprise. Celle-ci varie selon le sexe
de l’animal, de même que le poids : les mâles pesant de 200 à 350 g alors
que les femelles ont un poids variant de 130 à 280 g.
Le
pinceau de la queue reste noir même en hiver.
Rut en été (de mai à juillet), implantation de l'oeuf différée de 9 à 11 mois, la gestation réelle ne dure que 4 semaines, une seule portée de 4 à 18 jeunes par an.
Les nombreuses études réalisées, notamment les
analyses de fèces et de contenus stomacaux, montrent que si la gamme des
proies est assez large, les principales sont les petits rongeurs dont le
Campagnol terrestre. Il existe un lien entre le campagnol terrestre et l’hermine, et les fluctuations de leurs populations respectives soulignent leur étroite relation. Elle n’a aucune influence négative sur les activités économiques, sur la flore et la faune
Bien que plus localisée au nord du sillon Sambre et Meuse, l’hermine est partout présente en Belgique. Les données récentes manquent toutefois pour se faire une idée précise de sa distribution actuelle dans notre pays. Elle peut être rencontrée dans des milieux très divers
: tourbières,
fagnes, marais, prairies humides ou non, friches, lisières, bosquets,
champs, haies, jardins, dunes, etc. Elle ne s’aventure cependant que
rarement à l’intérieur des grands massifs forestiers ainsi que dans les
openfields. Certains auteurs
Sa présence est, en réalité, conditionnée par celle
des campagnols, notamment du Campagnol terrestre, pour lequel elle présente
une certaine spécialisation. Les empreintes laissées par l’hermine sont typiques de celles des autres Mustélidés : elles comptent 5 doigts, terminés par des griffes non rétractiles. Comme la belette, ses coussinets plantaires sont de forme trilobée ou irrégulière et il est difficile de distinguer les traces laissées par les pattes antérieures de celles laissées par les pattes postérieures. Ces dernières sont toutefois plus fines et légèrement plus pointues.
Le faible poids de l’animal implique que les traces qu’elle laisse sont malheureusement rarement bien nettes. Cette difficulté d’identification s’accentue encore en hiver lorsque de longs poils tapissent les espaces entre les pelotes plantaires. L’hermine se déplace généralement en bondissant, laissant derrière elle une piste sinueuse, et ses empreintes sont groupées par deux, trois ou quatre (sa voie rappelle alors celle d’un lièvre en miniature) suivant la vitesse de ses sauts. L’intervalle entre ses voies peut varier constamment dans de larges proportions, de 200 à 700 mm. L’écartement entre les pattes avant, ou entre les pattes arrière, quant à lui, varie de 40 à 50 mm. Présentant les mêmes caractéristiques générales que ceux des autres Mustélidés, les excréments de l’hermine sont généralement gris foncé à noir ; une teinte plus jaune indiquant une consommation importante d’œufs. De forme cylindrique et spiralée, ils sont bien souvent recourbés sur eux-mêmes et effilés à l’une de leurs extrémités. En outre, ils dégagent une odeur puissante. L’animal les dépose généralement en des endroits légèrement surélevés. Hermine ou belette ? Voici 4 critères pour distinguer l'hermine de la belette :
Quelques photos
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