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Le putois
Le nom du putois vient du verbe « puer » en ancien
français.
Le putois vit surtout dans les plaines boisées humides
et les steppes d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Le putois est un mammifère carnivore de la famille des Mustélidés à laquelle appartiennent également la loutre, le blaireau, le glouton ou la martre. C’est un solitaire, discret et furtif. Le jour, il
loge dans les arbres creux ou dans des terriers.
Le putois possède cinq orteils munis de griffes non-rétractiles qui laissent des empreintes distinctes sur le sol. S’il est en danger, le putois glousse, siffle, gronde et lance des cris puissants.
Plus lourds et plus trapus que la belette et
l'hermine, les putois recherchent des milieux ouverts et apprécient la
proximité de l'eau ou les terrains humides. C’est un amateur de forêts et de broussailles, jusqu'à 2000 m d'altitude. Il apprécie les granges abritant des souris, au proche voisinage des faubourgs urbains.
Le putois n’utilise sa sécrétion nauséabonde quand cas
de danger. Il peut diriger ses projections de façon très précise jusqu'à une
distance de 3 m.
Il convient donc d'effectuer le bon choix: s'attaquer à des proies faciles à trouver mais qui souvent savent se défendre. Quel que soit le cas de figure, chasser représente pour le prédateur une immense dépense de calories, devant être fréquemment renouvelées pour rassasier une énergie fugace. Aussi meurtriers que les félins, par exemple, les mustélidés sont maîtres en la matière. Les putois sont essentiellement des chasseurs
solitaires, passant beaucoup de temps à suivre leur proie avant de
l'attaquer. Ils chassent rarement en équipe et même lorsque plusieurs jeunes
d'une même portée partent se ravitailler ensemble, ils n'emploient pas les
stratégies de groupe propres aux chasseurs en meute comme les loups. Les
gros gibiers tels le lapin sont donc entrepris «en solo» et au prix d'un
grand risque. Le putois européen (Mustela putorius putorius) consomme un peu tous types de proies, notamment des amphibiens et poissons puisqu'il vit souvent au bord de l'eau et se montre charognard à l'occasion. Cependant, son gibier préféré est le lapin. Dans les zones où le lapin est absent, le putois le remplace par une proie équivalente, comme le surmulot.
Le putois fait surtout appel à son odorat pour
chasser. La recherche est active et demande une grosse consommation
d’énergie. L'attaque est très rapide: une seule morsure à la base
du crâne tue en quelques secondes les petites proies. Avec une proie plus
volumineuse, de la taille d'un gros rat ou d'un lapin, la mise à mort est
plus longue. Les putois stockent leurs proies en constituant, à
proximité de leurs abris, de vraies réserves de cadavres. On a noté qu'après
la capture d'une première proie, le mâle continue de chasser ajoutant 3 ou 4
autres proies à son tableau de chasse.
Le domaine vital d’un mâle est plus important et
dépend de l’abondance des proies. Il peut atteindre 100 hectares. A la saison des amours, les mâles circulent en dehors de leurs frontières en quête de femelles consentantes. La parade et l’accouplement sont longs et brutaux.
Saisissant la femelle entre ses pattes et la mordant au cou, le mâle ne la
lâche pas pendant le coït qui dure en moyenne une heure. La femelle met bas une fois par an, en juin-juillet, après une gestation de six semaines. Sa portée compte de trois à sept petits mesurant six à sept centimètres et couverts d'un duvet ras et blanchâtre. Ils tètent au moins un mois mais mangent de la viande apportée par la mère dès l'âge de trois semaines. À trois mois ils atteignent la taille des adultes qui vivent environ cinq ans en liberté.
C’est un des rares prédateurs à s’attaquer au rat musqué, mais aussi au surmulot. Ses proies favorites figurent sur la liste des espèces classées "nuisibles" et cela lui confère donc un rôle positif. On estime à un millier le nombre de petits rongeurs détruits chaque année par ce prédateur. Ne sont que rarement signalés des dégâts dans des clapiers ou des poulaillers vétustes (planches disjointes, grillage troué, portes disloquées ou fermant mal,...). Pourtant, le piégeage ainsi que la disparition d'un grand nombre de lapins de garenne à cause de la myxomatose ont contribué à sa raréfaction. La modification des milieux humides ainsi que la pollution de l'eau sont aussi des éléments à ne pas négliger.
Quelques photos
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