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Le Campagnol
terrestre Le Campagnol terrestre, également nommé grand campagnol, rat taupier ou plus familièrement « quatre dents », est un petit mammifère rongeur très commun en Europe et en Asie. Ce campagnol est connu principalement par les dégâts qu'il cause dans les cultures où il creuse des galeries et ronge les racines des végétaux. Ces campagnols pullulent parfois dans des régions où leur prolifération doit être contrôlée, mais certaines populations sont menacées d'extermination, notamment dans les Îles Britanniques où ils sont désormais protégés. Certaines classifications le donnent comme synonyme de Arvicola amphibius ce qui correspondrait mieux à son appellation anglophone Water Vole, c'est à dire campagnol d'eau. On doit prendre garde de ne pas confondre ce campagnol avec une autre espèce du même genre, le Campagnol amphibie (Arvicola sapidus) ou rat d'eau. Arvicola terrestris est au XVIIIe siècle considéré comme étant l'unique espèce vivante du genre Arvicola, mais des recherches réalisées par la suite ont amené les auteurs à distinguer d'autres espèces, jusqu'à sept espèces différentes, parmi les individus de ce genre. Après 1900 les études tendent à démontrer que le nom valide de l'espèce serait plutôt Arvicola amphibius, ce qui correspond mieux à son mode de vie semi aquatique mais sans prendre en compte des différentes formes observées dans les Iles Britanniques, en Italie, Espagne, etc...
· Poids : 100 à 300 g· Taille : de 15 à 25 cm de long, dont 6 à 7 cm de queue. · Couleur : pelage brun-roux, plus ou moins foncé dessus, et gris-beige, plus ou moins foncé, dessous. Très commun dans toute l'Europe jusqu'à la Sibérie, le campagnol terrestre est présent partout en Belgique.
Le campagnol terrestre vit sous terre dans les prairies, mais aussi dans les jardins ou les vergers quand il y trouve une nourriture facilement accessible (fruits en particulier). Avec ses griffes et l'aide de ses incisives, il creuse des galeries dans le sol, repoussant la terre derrière lui avec les pattes, puis avec la tête, formant des monticules de surface évoquant les taupinières. Il peut causer des dégâts dans certaines cultures et les vergers. Comme tous les rongeurs, il peut véhiculer de nombreuses maladies parasitaires susceptibles de toucher l'homme (trichinose, échinococcose alvéolaire - maladie grave pour l’homme), bactériennes (tularémie, peste, listériose) ou virales (rage). Ses prédateurs naturels sont l'hermine, le putois, le
renard ainsi que les rapaces. la belette,
Son régime est végétarien ; il se nourrit principalement des parties souterraines des plantes, racines, bulbes, tubercules, et n'hésite pas à s'attaquer aux grosses racines des arbres, qu'il ronge progressivement leur donnant une forme caractéristique en poignard. Ces dégâts sont insidieux car le dépérissement des arbres est progressif et, souvent, quand il devient apparent, il est trop tard pour les sauver.
Le Campagnol terrestre vit en couple. Sa durée de vie est d'environ 2 ans. La reproduction donne lieu à plusieurs portées de 4 à 5 petits. Une femelle peut avoir jusqu'à 6 portées par an. La gestation dure 3 semaines. Les jeunes : ils sont émancipés vers 4 semaines et atteignent leur maturité sexuelle vers 2 mois. Dans un milieu riche en prédateurs, la plupart des petits sont mangés dans les premiers mois de leur vie.
Le campagnol terrestre n'est pas apprécié dans les campagnes à cause de son impact négatif sur les récoltes et les berges des cours d'eaux qu'il abîme en creusant des tunnels et en dévorant les racines. Ces rongeurs sont aussi des vecteurs potentiels de zoonoses comme la Tularémie, une maladie infectieuse. Les hommes lui font donc de tout temps la chasse par tous les moyens[3]. Toutefois cette extermination systématique non concertée a conduit à sa raréfaction inquiétante dans certaines aires de son habitat naturel, tout comme dans le cas du Hamster d'Europe. Dans les Îles Britanniques, par exemple, l'animal fait l'objet de mesures de conservation, en particulier depuis l'introduction du Vison d'Amérique (Mustela vison) qui met l'espèce en danger sur ces îles.
Utilisation de prédateurs naturels :
Méthodes écologiques :
La protection de cette espèce passe comme pour toutes les espèces par la protection de son environnement. Il faut recréer et/ou entretenir un paysage de bocage avec de petites haies autour des parcelles afin de retrouver un équilibre entre prédateurs et proies. Ainsi les prédateurs spécifiques du campagnol, comme la belette, trouveront eux aussi un abri et des lieux de reproduction, étant protégés des prédateurs généralistes (chat, renard...).
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